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La vidéo n’est pas encore obligatoire pour vendre votre activité. Mais pour combien de temps ?

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Soyons honnêtes d’entrée : une vidéo n’est pas indispensable aujourd’hui pour vendre une activité outdoor. Contrairement aux photos, qui sont devenues le minimum vital, on peut encore très bien vendre sans une seule vidéo sur ses pages. La question que je me pose, c’est : pour combien de temps encore ?

Parce qu’un truc est en train de changer, et vite. TikTok et YouTube ne sont plus seulement des endroits où l’on regarde des vidéos pour passer le temps. Ce sont devenus des moteurs de recherche à part entière, au même titre que Google, et peut-être bientôt autant que les intelligences artificielles comme ChatGPT. Des gens tapent « canyoning Ardèche » ou « spot de parapente Annecy » directement dans TikTok ou YouTube, et regardent les résultats en vidéo avant même d’ouvrir Google. Si vous n’avez aucune vidéo, vous n’existez tout simplement pas sur ces canaux-là.

Depuis 2015, je regarde les habitudes des clients changer marché après marché, et cette bascule vers la recherche en vidéo est l’une des plus rapides que j’aie vues. Donc non, la vidéo n’est pas obligatoire. Mais si vous savez tenir un téléphone et filmer trois plans corrects, je vous encourage fortement à vous y mettre, justement parce que peu d’opérateurs le font encore. C’est exactement le moment où un petit effort vous démarque le plus.

Une vidéo par activité, pas une seule pour tout

La première erreur, c’est la vidéo unique qui essaie de tout montrer. Si vous proposez du canyoning, de la via ferrata et de l’escalade, il vous faut trois vidéos, une par activité. Et je vais même plus loin : une par produit. Si vous encadrez trois canyons différents et deux via ferrata, ce sont cinq vidéos qu’il vous faut, une pour chaque, parce que chaque canyon a son ambiance, son niveau, ses sauts, ses paysages. Le client qui hésite entre deux de vos canyons veut voir celui qui l’attire, pas une vidéo générique de « canyoning ». Une vidéo par produit, c’est ce qui permet au client de se projeter précisément dans celui qui l’intéresse, et de passer à la réservation.

Vous pouvez tout à fait garder en plus une vidéo générale qui présente votre structure, votre équipe, vos différents produits. Mais elle vient en complément des vidéos par activité, jamais à leur place.

Montrez le déroulé, en plans courts

Même logique que pour les photos, que j’ai détaillée dans l’article dédié : le client veut voir l’expérience complète, pas seulement le moment fort. En vidéo, ça se traduit d’une façon bien précise : une suite de plans courts, cinq à six secondes chacun, qui enchaînent votre structure, l’équipement, le briefing, l’activité avec ses moments forts, les points d’intérêt, et des clients visiblement heureux. En une minute, le client a suivi le déroulé du début à la fin et sait exactement ce qui l’attend.

C’est ce qui fait la différence entre une vidéo qui vend et une vidéo qui inquiète. Une suite de plans spectaculaires sans contexte, ça impressionne mais ça peut aussi faire peur. Montrer le déroulé complet, y compris les moments calmes et rassurants, ça donne envie sans intimider.

Pas plus d’une minute

Personne ne regarde une vidéo de quatre ou cinq minutes pour réserver une activité. Trente à soixante secondes suffisent, et c’est même mieux ainsi. La vidéo doit résumer l’activité, donner envie, et répondre à quelques appréhensions, pas raconter votre journée dans le détail. Après l’avoir regardée, le client doit avoir une idée claire de ce qui l’attend, et l’envie de réserver. S’il décroche au bout de vingt secondes parce que c’est trop long, vous avez tout perdu.

Et si vous ne savez pas filmer ?

Soyons réalistes, tout le monde n’a pas envie de passer sa soirée à découper des plans sur son téléphone, et c’est très bien. Mais vous avez sûrement autour de vous quelqu’un qui adore déjà ça sans le savoir : un jeune de votre équipe saisonnière, un stagiaire, ou même un client passionné de vidéo qui serait ravi qu’on lui demande. Filmer et monter des petites vidéos de vos activités, c’est le genre de mission qu’une personne qui aime ça fera avec le sourire, souvent bien mieux que vous, et parfois juste pour le plaisir de le faire. Vous récupérez du contenu qui vend, la personne repart avec un vrai projet à montrer. Tout le monde y gagne.

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est que rien de ce que je viens de décrire ne demande un vrai budget. Une vidéo d’une minute, découpée en plans courts, filmée au téléphone sur une belle journée : vous savez déjà faire, ou presque. Et pendant que la plupart de vos concurrents attendent encore le bon moment pour s’y mettre, vous, vous seriez déjà visible là où vos futurs clients ont commencé à chercher.